Pianos mécaniques et automatiques

C’est la magie à l’état pur !  Le piano joue tout seul !

Vraiment seul ? Presque.


Sur base de pianos traditionnels, nos prédécesseurs - entre 1905 et 1930 - ont adapté des systèmes pneumatiques commandés par des rouleaux en papier perforé basés, initialement,sur le principe des métiers à tisser mis au point par Jacquard.

Bien d’autres instruments, avant le piano, ont été commandés par des systèmes perforés, soit mécaniquement, soit pneumatiquement tel que l’orgue de barbarie et l’orgue de foire

En ce qui concerne plus spécialement le piano, il y eut d’abord des systèmes de notation constitués par des cylindres en bois dans lesquels étaient enfoncés des picots qui commandaient une mécanique de marteaux durs.


Ces cylindres étaient entraînés par un gros moteur à ressort que l’on devait préalablement remonter avec une grande manivelle. C’est le Piano mécanique .

Un monnayeur était prévu car ces instruments se trouvaient souvent dans des cafés.

C’était, en quelque sorte, l’équivallent du juke-box que l’on a connu plus tard.

Ces instruments ne possédaient généralement pas de clavier.

Il y eut aussi des instruments, appelés « orchestrions » qui étaient basés principalement sur le piano, mais auquel on avait ajouté des tuyaux d’orgue,des percussions, des xylophones,des accordéons, et même des violons.

Pour en revenir à nos pianos automatiques, également appelés pianos pneumatiques, ou plus généralement pianolas (Pianola au singulier. Nom propre, donné par l’inventeur du pianola VOTTEY.  Ce nom est ensuite passé dans le language courant), ou encore Player piano chez les anglophones, à ne pas confondre avec les pianos mécaniques, il est important de savoir qu’ils sont généralement construits sur base d’excellents pianos, possédant un clavier sur lequel on doit d’abord pouvoir jouer normalement.


La partie pneumatique assez complexe, constituée de multiples soufflets et soupapes, agit sur la mécanique du piano, soit en direct, soit via les touches, pour finalement reproduire la musique codée sur le rouleau en papier.

La mise en fonction de ces systèmes pouvait se faire, soit à l’aide de grosses pédales que l’on devait actionner, soit grâce à un moteur électrique.


Il y a eu de nombreux systèmes de notation de rouleaux, incompatibles les uns avec les autres.

Vers la fin de l’ère des pianos automatiques, entre 1920 et 1930, la majorité des fabricants ont fini par adopter le système américain de 88 notes; dans ce système, des millions de rouleaux ont été édités, jusqu’à ce jour où des entreprises telles que QRS aux USA (www.qrsmusic.com ) proposent jusqu’à 4000 titres différents remis au goût du jour.

Le répertoire va du classique aux compositions actuelles, en passant par les opéras, le ragtime, le rock and roll, le boogie woogie, le twist, les slows, les Beatles etc...


Pour le « fun », une firme américaine refabriquera quelques pianolas plus petits vers 1960 - 1970.

Nous possédons un exemplaire de pianola 5 octaves de cette époque, également en cours de restauration.

Actuellement, posséder un pianola parfaitement restauré, c’est posséder quelque chose de magique qui est en même temps un instrument historique, et de ce fait, une valeur sûre.

L’étonnement et l’admiration de vos amis et connaissances est garanti.

Devant un pianola, nous retrouvons nos yeux d’enfant, émerveillés par ces touches qui bougent toutes seules.

La construction des pianolas cessera d’une manière générale en 1930.


L’avènement des grammophones, puis des premières radios, et la crise économique mondiale de 1930, mirent un point final à cette industrie.

Si vous avez un tel instrument, provenant de votre famille, ou acquis par la suite, nous pouvons vous le restaurer totalement.


Si vous désirez en acquérir un, nous pouvons aussi vous le fournir.


Nous adaptatons aussi des systèmes électro-pneumatiques pour les rendre complètement autonomes.

Pleyel ‘’ Autopleyela ‘’ à nuances

restauré par nos soins en 1980 , actuellement toujours en parfait état de fonctionnement.   

Nous ne pouvons passer sous silence l’existence des pianos reproducteurs ou reproducing pianos, appelés aussi pianolas à expression ou pianolas à nuances, souvent construits sur base de pianos à queue, étant les versions les plus évoluées des pianolas.  


 

Certains d’entre eux étaient capables de reproduire les moindres nuances que le pianiste avait préalablement jouées.


Ces systèmes les plus élaborés étaient les Duo-Art (USA), Welte (Allemagne), et probablement le plus performant, l’Ampico (USA).

Ils étaient montés sur des pianos de grande facture tels que Steinway, Bösendorfer, Ibach, Bechstein, Pleyel...


De grands compositeurs (Rachmaninoff) et de grands pianistes (Rubinstein) ont enregistré sur de tels instruments.

Par exemple, Rachmaninoff a enregistré sur le système Ampico.

C’est ainsi que les documents que sont devenus ces rouleaux, sont devenus de véritables trésors, car, joués sur un instrument parfaitement mis au point, ils restituent le jeu originel du compositeur.


Dans certains conservatoires (Allemagne, USA), ces instruments et surtout ces interpretations sont montrées en exemple aux pianistes professionnels.


Dans notre collection, nous possédons un rarissime Bösendorfer - Ampico à queue de fin 1928, actuellement en cours de restauration.


Ces pianos reproducteurs n’ont d’égal que les CD Player pianos actuels.

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